Lexique des enchères

Définition des termes propres à l'univers des enchères

  • L'adjudicataire est le meilleur enchérisseur en faveur duquel l'adjudication a été prononcée par le commissaire-priseur habilité dirigeant la vente.
  • Une vente mobilière effectuée aux enchères publiques est dite, vente mobilière par adjudication. L'adjudication est le prononcé du mot "adjugé" en faveur du meilleur et dernier enchérisseur d'un objet mobilier. L'action de frapper le marteau indique la fin des enchères. Le mot "adjugé", lui, entraine le transfert de propriété.
  • Le mot "adjugé" est prononcé par le commissaire-priseur habilité lorsque l'objet est vendu au meilleur enchérisseur. Il devient donc le propriétaire de son achat.
  • Depuis la réforme du 10 juillet 2000, tout objet qui n'a pas trouvé preneur lors de sa présentation aux enchères peut-être vendu à l'amiable par le commissaire-priseur dans les 2 mois qui suivent la vente.
  • La mention "atelier de François Boucher" est une assurance que l'oeuvre a été exécutée dans l'atelier du maître sans pour autant être forcément de sa main.
  • L'expert certifie seulement que l'oeuvre a été peinte pendant la période de production de l'artiste et, s'il existe de fortes présomptions que l'oeuvre soit de l'artiste, cela n'est pas garanti !
  • Après chaque annonce d'un bien mis en vente ; on allume une petite mèche qui matérialise le début des enchères. Au cours des enchères, chaque mèche ou bougie qui s'éteint est remplacée par une nouvelle. Après l'extinction de deux feux successifs et sans nouvelle enchère survenue pendant leur combustion, l'adjudication est prononcée au profit du dernier enchérisseur. Rares en matière mobilière - sauf pour la vente des vins des Hospices de Beaune - elles sont systématiques pour les ventes immobilières.
  • Le meuble est "bon" quand il est entièrement d'époque.
  • Ce bordereau, ou facture, délivré à l'acquéreur à la fin de la vente recense tous les biens achetés au prix d'adjudication agrémentés des frais de vente. Demander une description précise des lots achetés, car en cas de litiges ultérieurs, ce bordereau vous servira d'élément de preuve.
  • Les ventes aux enchères publiques de meubles effectuées par les Sociétés de Ventes volontaires, sont dirigées par des personnes habilitées par le Conseil des Ventes à diriger les ventes. Le Conseil des Ventes, dans un de ses avis, à préconisé le vocable "commissaire-priseur habilité" pour nommer les personnes habilitées à diriger les ventes. Le terme "commissaire-priseur judiciaire" est réservé aux officiers ministériels titulaires du diplôme de commissaire-priseur judiciaire.
  • Organisme de tutelle des Sociétés de Ventes Volontaires dont les membres sont nommés par décret, et qui veille à la bonne application de la loi dans le cadre des ventes aux enchères publiques de meubles effectuées par lesdites sociétés. Crée en août 2001, le conseil des ventes volontaires agrée les nouvelles sociétés de ventes volontaires, contrôle la régularité des ventes et organise en collaboration avec CNCPJ (Chambre Nationnale des Commissaires-Priseurs Judiciaires) la formation des jeunes commissaires-priseurs.
  • La copie d'une peinture respecte la patérnité de l'oeuvre. Elle doit être exécutée dans des dimensions réduites par rapport à l'original et indiquer précisément le nom de l'artiste copié.
  • Cette expression se contente de rapprocher une peinture d'un artiste connu sans garantir aucunement la paternité de l'oeuvre.
  • Une oeuvre est dite "dans son jus" quand aucune restauration n'est venue l'altérer. Toute oeuvre ancienne trop restaurée perd de sa valeur.
  • Une commode "d"époque Louis XV" a été faite sous Louis XV, elle est donc parfaitement "bonne" ou authentique.
  • Une commode de style Louis XV reprend les caractérisqtiques stylistiques des meubles Louis XV mais a été réalisée bien après le XVIIIe.
  • La double enchère se produit lorsque deux enchérisseurs ont porté simultanément une enchère identique au moment de l'adjudication et que ceux-ci réclament l'attribution du lot chacun à leur profit. Le commissaire-priseur habilité est tenu de remettre le lot en vente et chacun est à nouveau admis à enchérir.
  • L'État peut se subroger à l'adjudicataire d'un lot pour acquérir un bien qui viendra enrichir les collections nationales. Nul ne peut contester ce droit.
  • Ce droit, patrimonial et inaliénable, accorde à tout artiste vivant et à ses ayants droit 4% dégressifs HT du montant de toute vente aux enchères des oeuvres (pendant soixante-dix ans après sa mort).
  • Terme générique qui englobe toutes les marchandises de peu de valeur (appareils ménagers, vaisselle dépareillée...) vendues en lots dans des paniers ou "manettes" en début de vente.
  • L'expression "école de Poussin" garantit que la peinture présentée a été exécutée par un élève de Poussin.
  • Une enchère est le fait d'offrir sur un objet mobilier un prix égal ou supérieur à la demande initialement effectuée par le commissaire-priseur habilité qui dirige la vente. Une enchère est dite couverte, lorsqu'elle est dépassée par une enchère supérieure. Celui qui porte l'enchère est appelé "enchérisseur". celui qui porte la meilleure enchère est déclaré "adjudicataire" par le prononcé du mot "adjugé".
  • Tout bien vendu "en l'état" n'est susceptible d'aucune réclamation après la vente.
  • Dire à propos d'une peinture qu'elle a été exécutée par l'"entourage de Poussin" indique que la toile a été peinte par un artiste formé autour de Poussin, non par le maître directement, mais peut-être par un de ses élèves.
  • L'estimation de l'objet est constitué d'une fourchette haute et basse dans laquelle le commissaire-priseur habilité pense vendre l'objet.
  • Le commissaire-priseur a la faculté de se faire assister par un ou des experts spécialisés dans les domaines de son choix et en accord avec les vendeurs. L'expert apporte sa garantie sur l'authenticité et l'état de l'objet.
  • Ils varient, en moyenne, de 3% à 7% HT du montant d'adjudication. Ils seront prélevés sur le vendeur.
  • Lorsqu'un adjudicataire déclare ne pas pouvoir régler son dû, le commissaire-priseur habilité à la faculté de le remettre en vente sur "folle-enchère". En cas de revente à un prix inférieur à la première adjudication, le "fol-enchérisseur" est tenu à la différence de prix entre les deux adjudications. En cas de revente à un prix supérieur, le boni revient au vendeur. Le "fol-enchérisseur" peut en outre être poursuivi en dommages et intérêts et voir ses enchères ne plus être prises en compte.
  • Les frais de vente sont toujours dûs en sus de l'adjudication. Ils sont affichés en pourcentage sur le lieu de la vente et peuvent varier d'une vente à une autre, voir d'un objet à un autre.
  • La Société de Ventes Volontaires qui a mis l'objet en vente garanti la conformité de l'objet à la description qui en a été faite et qui figure au procès-verbal d'adjudication. La garantie est quinquennale.
  • Huile sur carton, huile sur panneau, huile sur toile.
  • Tout objet vendu non récupéré par son nouveau propriétaire à l'issue de la vente part en "magasinage". Les frais de dépôt peuvent vite monter pour tous les meubles imposants.
  • Les manettes sont remplies d'objets hétéroclites. Elles passent en début de vente. Ne les méprisez pas, des trésors y dorment parfois.
  • Au gré des modes, le marteau est en ivoire, bois, Plexiglas... En tombant, il scelle définitivement le transfert de la propriété du bien mise en vente au dernier et meilleur enchérisseur.
  • Le pas de l'enchère est le montant séparant deux enchères. Le pas d'enchère est généralement défini par le commissaire-priseur habilité qui dirige la vente. Plus le prix de l'objet monte, plus le pas de l'enchère augmente.
  • Taxe de 6.5% HT prélevée par l'État sur le vendeur qui s'applique sur tout bien vendu plus de 5000 € et possédé depuis moins de 22 ans.
  • Le vendeur a la faculté de demander un prix de réserve pour l'objet qu'il souhaite mettre en vente. Celui-ci est le prix minimum en dessous duquel le vendeur ne souhaite pas vendre. Il figure sur la réquisition de vente. Il ne peut être supérieur à l'estimation basse donnée pendant l'exposition qui précède la vente.
  • Acte authentique dressé pendant la vente pour les commissaires-priseurs judiciaires qui liste tous les biens vendus et leurs caractéristiques, le prix d'adjudication, le nom du vendeur et les coordonnées de l'acquéreur.
  • Sur le modèle anglo-saxon, des maisons de vente exigent un enregistrement préalable des clients pour pouvoir enchérir. Un "panneau" ou une "raquette" portant le numéro d'enchérisseur sera remis contre des renseignements bancaires.
  • Contrat signé par le vendeur, qui mandate la Société de Vente afin de procéder à la vente aux enchères publiques des objets confiés aux conditions énoncées par ledit contrat.
  • Lorsqu'un objet ne suscite pas d'enchères, ou que le prix atteint est inférieur au prix de réserve, on dit qu'il est "retiré". Il peut être représenté lors d'une vacation ultérieure.
  • Signé en bas à gauche, signé en bas à droite.
  • Une peinture "signée de Boucher" est garantie authentique, tandis qu'une peinture "portant une signature de Boucher" n'est aucunement une oeuvre du maître.
  • Les SVV remplacent, depuis la loi du 10 juillet 2000, les études de commissaires-priseurs en matière de vente volontaire exclusivement.
  • Créé le 19 novembre 2001, ce Syndicat national des maisons de ventes volontaires gère tous les intérêts de la profession.
  • Une vacation est l'espace de temps pendant lequel un ensemble d'objets mobiliers est proposé aux enchères publiques, et dont les adjudications sont constatées dans un procès-verbal.